Décembre

Le service reprographie de l’IUT Nancy-Charlemagne

2 millions de photocopies et 200 mille copies couleurs par an. Voilà comment nous pourrions résumer le métier de Serge CARREGA, reprographe à l’IUT Nancy-Charlemagne.

Pourtant, être reprographe, ce n’est pas seulement ça. La semaine dernière, nous avons rencontré ce Monsieur plein d’enthousiasme, qui nous a présenté le service reprographie dans lequel il travaille depuis maintenant 26 ans.

 

Présentation du service

Le service reprographie existe depuis la création de l’IUT, soit depuis 1967.

Selon Serge, celui-ci a changé trois fois de places. Il était au départ au 1er étage de l’IUT. Puis on l’a déménagé au rez-de-chaussée, tout au bout du couloir. Enfin, il est arrivé là où il est aujourd’hui (au rez-de-chaussée, dans le département informatique, au début du couloir), et c’est pour son accessibilité qu’il y reste.

Le service a également connu 3 évolutions. En effet, celui-ci est passé de l’OFFSET au copieur analogique, pour terminer en copieur numérique.

D’après Serge, les métiers ont évolué avec ces transformations : l’OFFSET nécessitait de grandes connaissances et de la pratique. Les matériaux étaient lourds, il fallait faire beaucoup de choses à la main, et cela prenait énormément de temps. A l’arrivée du copieur analogique, c’était déjà plus facile. Puis le copieur numérique a permis de grandes avancées pratiques.

Dans tous les cas, les 3 évolutions ont fait voir des métiers et des matériaux différents, des demandes différentes et des délais d’attentes changeants.

 

Le métier de reprographe

Parlons un peu de Serge. Il est arrivé à l’IUT le 1er octobre 1991 en pensant travailler aux Ressources Humaines : gros problème à l’époque, l’IUT n’était pas au courant de sa venue. A ce moment précis, l’IUT recherchait un ou une reprographe. On a proposé l’offre à Serge, qui a accepté alors qu’il n’y connaissait rien.

Il a appris sur le tas, en recevant une formation de la reprographe en charge du service à l’époque, qui allait  partir. Et il a adoré. Bien évidemment, il a pu continuer à apprendre en suivant des formations de l’IUT Nancy-Charlemagne.

Comme nous l’a expliqué Serge, la reprographie est un métier qui n’attire pas, et qui n’a jamais attiré. Avant, c’était un service bruyant, les produits dégageaient de mauvaises odeurs, le rangement du local n’était pas fait, et c’était souvent très sale.

Lorsque Serge est arrivé, il n’y avait eu que des femmes dans ce service. En effet, le service reprographie n’attirant pas de monde, c’était les femmes de ménage qui étaient embauchées pour le gérer. Et, contre toute attente, elles aimaient beaucoup le faire.

« Je suis arrivé dans un local rangé, propre. C’était agréable. »

Il nous a avoué que les autres reprographies qu’il avait connu par la suite n’étaient pas si propres lorsqu’elles étaient gérées par des hommes.

 

Les avantages et les inconvénients du métier

Serge Carrega, reprographe à l'IUT Nancy-Charlemagne
Serge Carrega, reprographe

Le premier avantage que Serge nous a cité : l’autonomie. Il travaille seul et est multitâche. Il apprécie ce fait, qui pour certains est plutôt une contrainte.

En effet, Serge se charge à la fois de l’aspect technique du métier (impressions, photocopies, numérisations, pliages, reliures, photos-montages…), mais il se doit aussi de contacter les fournisseurs, de gérer le matériel disponible, de s’occuper de la comptabilité, des papiers administratifs…

« La reprographie, c’est en fait de multiples métiers », nous explique Serge.

Il faut être organisé, penser à tout. Il doit à la fois accueillir les personnes qui viennent le voir, avoir des compétences pour conseiller en fonction des demandes qu’on lui fait, contrôler tout avant de lancer l’impression (format des documents, relectures, mises en page, corrections…), tout en pensant à l’aspect sécurité (beaucoup de risques en manipulant les machines).

Le plus grand avantage : l’apprentissage continu, notamment grâce aux nouvelles technologies.

Le seul inconvénient : la solitude. Serge est vraiment le seul à connaître ce service aujourd’hui.

« Il suffit que je tombe malade, que j’ai un gros souci, il n’y a personne pour aider » nous apprend-il.

Pourtant, Serge aimerait bien. Il a eu l’idée de former quelqu’un à la reprographie, car c’est un métier agréable. Pourquoi pas un stage pour les étudiants ?

Mais le gros problème est le suivant : aucun étudiant ne peut rester seul dans cette salle car elle contient la majorité des sujets d’examens proposés par les enseignants. Beaucoup de dossiers sont stockés à la reprographie et la confidentialité nécessite d’être respectée.

 

Le service reprographie, pour qui ?

Le service est majoritairement ouvert aux enseignants et vacataires de l’IUT Nancy-Charlemagne.

Ils peuvent envoyer des impressions, des photocopies et toute sorte de demandes à M. CARREGA, avec des délais plus ou moins longs selon la demande.

3 méthodes pour cela :

  • Passer déposer les documents à l’accueil
  • Venir au service reprographie et expliquer la demande
  • Envoyer les fichiers par mail

Beaucoup de choses sont proposées aux enseignants : les impressions sur papier couleur sont par exemple très appréciées. Et ce n’est pas ce qui manque !

Ce service est aussi proposé aux associations partenaires de l’IUT Nancy-Charlemagne et à quelques personnes enregistrées comme étant à l’IUT.

ATTENTION : le service reprographie est uniquement ouvert aux étudiants pour leur permettre de relier des dossiers. Aucun étudiant n’est autorisé à imprimer ou photocopier des documents dans ce service.

Cela est possible grâce aux enseignants qui ramènent ce qu’ils ont en trop. Sans ce stock, ce ne serait pas faisable.

Vous pouvez donc venir voir Serge avec votre dossier déjà imprimé à l’extérieur de l’IUT, et il peut vous fournir une reliure. Mais c’est tout : zéro photocopie, zéro impression.

« Et pourtant, ce ne sont pas les demandes qui manquent ! C’est compliqué de dire non en permanence, et certains ne comprennent pas », nous dit Serge.

L’IUT a décidé dès sa création de ne pas offrir le service photocopies/impressions aux étudiants. Pourquoi ? Car 2 000 personnes venant faire des demandes à une seule, c’est un peu compliqué, vous ne pensez pas ?

Le premier problème est le fait qu’il y ait des documents importants dans ce service. Cela nécessite que Serge soit avec l’étudiant et le surveille. Il ne peut donc pas faire plusieurs choses à la fois.

Le second problème est qu’il est seul et que cela lui ferait 2 fois plus de travail : s’ils étaient deux, l’un pourrait surveiller, l’autre faire les préparations. Et encore, cela est discutable puisque tous les étudiants viendraient, et il faudrait répondre à toutes leurs demandes, en plus des enseignants.

En résumé, offrir ce service aux étudiants ne dérangerait pas Serge, mais cela est impossible. La charge de travail serait trop grande…

Néanmoins, Serge a eu une idée : celle d’installer un photocopieur couleur marchant avec la carte Izly, comme le système Charle’Miam (voir notre article sur la Carte Izly). Ce serait un petit avantage pour lui et les étudiants. Mais cette idée n’est pas encore à l’ordre du jour.

A savoir :

La JPO (Journée Portes Ouvertes) est la seule période pendant laquelle les impressions et photocopies sont autorisées aux étudiants dans le service (mais pas n’importe quelles impressions: celles des documents de projets tutorés, en rapport avec la JPO, soit affiches ou flyers).

 

Le mot de la fin

« La repro, c’est génial. »

C’est un service indispensable à l’IUT. Il permet à l’établissement de réaliser beaucoup de choses, de petits à grands dossiers, de choses plus ou moins farfelues. Et ce, grâce à toutes ces machines à disposition !

Nous remercions Monsieur Serge CARREGA pour le temps qu’il nous a consacré !

Nous avons appris beaucoup de choses grâce à lui.

N’hésitez pas à passer le voir, car même si vous ne pouvez pas photocopier ou imprimer, il peut vous donner des conseils : il sera toujours là pour répondre à vos questions.