Novembre

Pauline et Diego, des passionnés de la photo

Avant les vacances, l’équipe Charle News a eu la joie d’interviewer deux instagrameurs populaires de l’IUT !

Pauline Gauer et Diego Zébina sont deux étudiants en Information-Communication (option publicité) à l’IUT Nancy-Charlemagne.

Voici un petit résumé de notre entrevue avec eux.

Photographie de Pauline et Diego.
Pauline et Diego
Présentez-vous !

Pauline : Je m’appelle Pauline Gauer, j’ai 19 ans, je viens du sud, d’Avignon. Je fais de la photographie et de la vidéo depuis que je suis toute petite. Je suis actuellement en DUT Information-Communication option publicité à l’IUT Nancy-Charlemagne.

Diego : Je m’appelle Diego Zébina, je suis né à Chalon-sur-Saône en Bourgogne. J’ai fait des études tout ce qu’il y a de plus normal et après le BAC je suis venu faire mon DUT ici, à Nancy. Comme Pauline, je suis en Information-Communication, option publicité.

Nous sommes là pour parler de votre passion pour la photo : d’où vient-elle ?

Pauline : Je n’ai pas eu la chance de connaître mon arrière-grand-père mais il était réalisateur et photographe de guerre. Je pense que ma passion vient en partie de ça, parce qu’il a appris quelques petites choses à mon père sur la photographie, et mon père me les a transmises par la suite. A 7 ans il m’a mis un appareil photo dans les mains et je ne l’ai plus jamais, jamais, jamais lâché. Je dormais avec, je me douchais même avec quand ils étaient waterproofs, et si j’en cassais un, j’en rachetais un la semaine d’après. Donc pour résumer, depuis mes 7 ans, je n’ai pas quitté mon appareil photo.

Diego : Alors moi ça va être beaucoup moins poétique [rires]. Je me souviens juste que je suis allé en Egypte lorsque j’étais en 6ème, et mon père m’avait acheté un petit appareil photo pour que je puisse prendre des photos souvenirs. Pendant ce voyage, des photos, j’ai dû en prendre un milliard ou deux milliards, aucune idée. Après ça j’ai arrêté de faire des photos, je ne pensais plus vraiment à en faire. Lorsque j’étais en seconde j’ai acheté un appareil photo sans aucune raison, j’ai refait des photos et j’ai continué jusqu’à aujourd’hui, encore une fois sans aucune raison. Voilà c’est comme ça, c’est tout [rires].

Est-ce votre passion pour la photographie qui vous a poussés à choisir cette formation ?

Pauline : A la base, je voulais faire du journalisme pour pouvoir être reporter photo. Malheureusement je n’ai pas été prise en Ecole de Journalisme et j’ai choisi ce DUT parce que je me suis dit qu’il y aurait aussi de la création, du montage, photoshop etc. Et puis je vais être honnête, je ne viens pas du tout d’ici, donc Nancy c’était un petit peu la surprise.

Diego : Moi je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire, tout ce que je voulais c’est que ça soit général afin de ne pas avoir à faire de grands choix fatidiques tout de suite. Dans tous les cas de figure, je voulais quelque chose qui m’apporte une vision globale. Comme j’étais en filière scientifique, que j’ai détestée, j’ai regardé toutes les écoles qui existaient : écoles d’ingénieurs,  écoles de commerce etc. Il n’y avait rien qui me plaisait. Je me suis intéressé à ce qu’il se passait du côté de Nancy, parce que mon meilleur ami y allait. Et c’est là que j’ai trouvé cette formation qui se mariait plutôt bien à la photographie, la créativité, le visuel, le design etc.

Votre façon de faire de la photo a-t-elle changé ou évolué depuis que vous êtes à l’IUT ?

Pauline :  Moi j’ai beaucoup changé de style de photo. Avant je ne prenais pas du tout ce genre de photo et à force d’être avec Diego, j’ai totalement changé ma façon de faire. Avant je faisais beaucoup de montages, de photos travaillées avec Photoshop. Je créais des ambiances, peut-être un peu plus fantastique. Je passais beaucoup de temps en post-production, je rajoutais beaucoup de détails. Aujourd’hui j’essaie vraiment de ne faire passer des émotions qu’à travers la prise de vue, et je ne passe que très peu de temps sur la post production, je ne fais plus que des corrections colorimétriques. Mais disons que comme avec le DUT nous avons des créations à produire on voit plus le coté publicitaire d’une photo qu’on pourrait prendre. On se dit : « Ah tiens, cette photo elle pourrait faire une pub pour tel produit ou telle marque ».

Diego : Au final, c’est le fait de changer de vie et de rencontrer des gens qui fait évoluer un petit peu les choses.

Vous avez tous les deux des comptes Instagram distincts, un plutôt « privé » et un plutôt « public ». Pourquoi cela, est-ce pour une différence de styles, de sujets, de catégories ou de thèmes ?

Pauline : Pour ma part j’ai deux comptes séparés parce que, sur le premier, je poste des photos faites avec mon appareil photo, et sur l’autre, c’est celles que j’ai prises avec mon téléphone. C’est vrai que pour mon compte un peu plus artistique et  « professionnel » j’essaie quand même de respecter certaines caractéristiques. En général je publie plutôt des portraits, et je respecte toujours un peu les mêmes couleurs pour que ce soit harmonieux. Sinon c’est horrible, non ?

J’ai récemment créé un troisième compte avec des photos que je prends pendant des concerts, parce que justemen,  je trouve que ça ne va pas du tout avec mon autre compte Instagram.

Diego : En ce qui me concerne, pendant très longtemps je n’ai eu qu’un seul compte Instagram, sur lequel  je me sentais obligé de mettre des photos. En fait, vu qu’il était connoté photographie, certaines personnes me suivaient et commentaient mes posts uniquement pour ça. Je ne pouvais donc pas publier tout ce que je voulais. En fait, ça me contraignait à partager des photos prises et retouchées par moi-même, si possible belles [rires]. En décembre 2016, j’en ai créé un nouveau pour pouvoir y mettre tout et n’importe quoi… et c’est ce que je fais.

Mais c’est vrai qu’au niveau de la cohérence des couleurs, une sorte de charte graphique, je préfère quand c’est cohérent. Mais si je trouve une photo jolie, je la posterais quand même. En ce qui me concerne, ça peut aller dans tous les sens et ce n’est pas grave. 

Quels logiciels de montage utilisez-vous ? Enfin si vous en utilisez !

Pauline : Ah oui ! [rires]

Tous les deux on utilise beaucoup Lightroom, VSco (c’est sur téléphone), et un petit peu Photoshop.

Diego : Pour être honnête, j’ai utilisé une seule fois Photoshop dans ma vie, et c’était pour mettre pleins de feux d‘artifices dans le ciel à un endroit un peu nul de la photo. Parce que là où j’ai pris la photo, ils n’avaient pas vraiment le budget pour les feux d’artifices.

Voulez-vous faire de la photographie votre métier ?

Pauline :  NON.

Diego : Ce n’est pas vraiment un métier, enfin, pour ceux qui réussissent bien, on va dire que ça rend stable, ça rend beau… [rires]

Mais, c’est quelque chose de très compliqué. Honnêtement je pense que je m’en lasserais si je faisais ça tout le temps. Même si je fais déjà ça tout le temps.  C’est plutôt le fait d’avoir des contraintes qui me gênerait. 

Pauline : Pour moi, le mot « photographe » est vraiment connoté photographe de mariage, de portrait, remplir des books photos,  tous ces aspects un peu basiques. Et c’est exactement ce que je ne veux pas faire. Après, je voudrais vraiment être reporter photo, donc c’est vrai qu’on peut dire que c’est être photographe, mais sans réussir à vous l’expliquer clairement, je trouve ça mieux. Ce qui m’intéresse c’est vraiment le côté journalistique avant l’artistique.

Pauline, tu as été en contact avec le Nancy Jazz Pulsation pour faire des photos des artistes, tu peux nous en parler ?

Pauline : C’est horrible, j’ai l’impression de frimer en disant ça, mais je fais partie d’un journal pour lequel je suis photographe et rédactrice. Il s’appelle l’AlterEgo. C’est un journal qui a 6 mois et il est constitué exclusivement de jeunes de 15 à 25 ans. On vient de toute la France, le but est vraiment de relater de l’information qui vient d’un peu partout. Moi je viens de Nancy, du coup j’essaie de faire les festivals, les choses comme ça. Donc ils m’ont demandé si je voulais faire des interviews pour le Nancy Jazz Pulsation, et j’ai eu pleins d’interviews et de photos à prendre lors de ce festival.

Diego, toi aussi tu as des projets ?

Diego : J’ai un projet, qui va sortir très bientôt, mais je ne peux pas encore en parler. L’idée serait un média dédié aux jeunes. Mais ce n’est pas encore totalement concret. On essaie de faire ça avec d’autres personnes de l’IUT mais également des personnes extérieures qui ont l’envie de faire quelque chose.

Diego, tu accompagnes toujours tes photos d’un petit texte, comment tu les écris ?

Diego : En réalité, ils ne sont jamais vraiment travaillés, je dois mettre moins de 5 minutes pour les écrire. J’écris sur ce qui est autour de moi, sur le moment,  des pensées que j’ai eu, des choses auxquelles j’avais déjà pensé avant, de la photo en elle-même. Parfois si je suis vraiment inspiré ça peut me prendre un petit peu plus longtemps, mais jamais au-delà de 20 minutes. Par exemple je pourrais dire : « Les poubelles sont remplies, les arbres tombent … tout le monde est triste. » et voilà, une légende est faite, les gens sont contents, ils se disent : « Waouw c’est vachement beau » [rires]. Mais ça a toujours un sens, on se rend compte de ce que l’on marque, ce n’est jamais vraiment totalement au hasard.

Un petit mot pour la fin ?

Diego :  Aimez mes photos ! [rires]

Pauline : Vous pouvez aimer les photos de Diego, parce qu’il mérite d’être plus suivi.

Nous remercions ces deux personnes d’avoir pris le temps de nous accorder une interview. Celle-ci fut très constructive et surtout rythmée par les rires !

Nous leur souhaitons une vie pleine de réussites ! Ils sont plutôt bien partis pour !

N’hésitez pas à les suivre sur leurs différents comptes !

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